Accueil santé > > Le cancer du col de l'utérus
On compte environ 3 500 cas de cancers du col de l'utérus chaque année en France. Le nombre de cas est en diminution grâce à la généralisation du dépistage par frottis cervico-vaginal et au traitement des lésions précancéreuses. Le cancer du col de l'utérus présente la caractéristique de pouvoir être évité par un dépistage régulier. Traité précocement, c'est un cancer de bon pronostic.
Le cancer du col de l'utérus peut apparaître dans toutes les tranches d'âge à partir de 25-30 ans. Il n'est pas lié à des facteurs héréditaires, mais à une infection par un virus de la famille des papillomavirus (HPV) sexuellement transmissible.
Le cancer du col de l'utérus, tout comme les autres cancers, n'est pas contagieux. Mais le HPV, lui, l'est. C'est un virus extrêmement répandu, qui peut provoquer des lésions précancéreuses (dites condylomes ou dysplasies) dont la gravité augmente avec le temps et qui, si elles ne sont pas traitées, risquent parfois de dégénérer et de former un cancer. A l'inverse, les femmes non infectées par le HPV ont un risque nul de développer un cancer du col.
Dès les premiers rapports sexuels, toutes les femmes doivent bénéficier d'au moins un examen gynécologique annuel. Le frottis cervico-vaginal (prélèvement des cellules du vagin et du col de l'utérus) permet de prévenir les cancers du col de l'utérus. Bénéficier régulièrement (tous les deux ou trois ans, dès le début de la vie sexuelle et jusqu'à l'âge de 60 ans environ) d'un frottis vaginal est le meilleur moyen de repérer des dysplasies ou des lésions cancéreuses précoces, d'autant que le cancer du col de l'utérus est le plus souvent asymptomatique.
Lors de l'examen gynécologique, le médecin introduit dans le vagin un instrument appelé spéculum qui lui permet d'observer la partie supérieure du vagin et du col de l'utérus. Il pratique régulièrement (à intervalles d'un à trois ans) des frottis cervico-vaginaux qui consistent à prélever un échantillon de cellules au niveau du col de l'utérus et du fond du vagin. Ce prélèvement est très rapide et indolore. Il est envoyé dans un laboratoire d'analyses qui examine les cellules, leur type et leur quantité, et recherche d'éventuelles cellules anormales.
Le médecin pratique ensuite un toucher vaginal, qui consiste à palper, par deux doigts introduits dans le vagin, les organes de la région pelvienne.